Commission d'enquête sur l'audiovisuel public: le rapport du député Charles Alloncle adopté.

mardi 28 avril 2026 - 07:33

Charles Alloncle

Actualités

Jamais un rapport n'aura suscité autant d'agitations.Pour la première fois de son histoire, l’Assemblée nationale s’est penchée sur l’utilisation des 4 milliards d’euros alloués à l’audiovisuel public.Malgré des mois de pression , des mois de fake news , de chantage de certains pairs du rapporteur , le rapport du député Charles Alloncle a été adopté.

Six mois de travail, 67 auditions, 250 personnes entendues, 400 pages de rapport, 80 recommandations un rapport accablant sur les dépenses de l'audiovisuel public sera publié.

La Cour des comptes a qualifié la situation financière de France Télévisions "critique" et "non soutenable". . Entre 2017 et 2024, le groupe a accumulé 81 millions d’euros de déficit, sa trésorerie est devenue négative, et ses capitaux propres sont désormais inférieurs à la moitié de son capital social, une situation qui, en application du Code de commerce, expose l’entreprise à un risque de dissolution en l’absence de recapitalisation par l’État. A cette situation une enquête a donc été mise en place pour identifier  des dysfonctionnements  : avantages injustifiés accordés à certains dirigeants, conflits d’intérêts, recours massif à des sociétés de production, près d’un milliard d’euros par an, sans véritable mise en concurrence, indemnités de départ hors cadre légal, salaires injustifiés .... jusqu’à l’ouverture d’une enquête judiciaire pour abus de biens sociaux et détournement de biens publics visant la présidente pour ses séjours à Cannes. 

Malgré ce , entre 2015, année de la prise de fonctions comme Présidente de Delphine Ernotte, et 2024, dernière année examinée par la Cour des comptes, la dotation publique allouée à France Télévisions a augmenté de 136 millions d’euros, passant de 2,481 à 2,616 milliards d’euros.Aucune entreprise ne bénéficierait de tels apports financiers avec de telles dettes. 

Les français ont pu découvrir les invraisemblables rétributions de certains animateurs  qui ont par ailleurs refusé de donner leurs émoluments réels, tout comme celles d'éditorialistes ou d'intervenants aux prestations extrémement floues.



"